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« Tensions, points de déséquilibres, détails percutants, grimaces… Les corps, les regards parlent d’eux-mêmes. L’artiste dans ses dessins et peintures prend le soin d’évacuer le plus possible tous les signes qui pourraient alimenter la dimension narrative. Elle persiste à donner sens à l’image, en l’isolant de son contexte initial. Elle capte le mouvement, l’expression aussi vite qu’ils apparaissent en se débarrassant de tout esthétisme, de tout ornement inutile. Les scènes n’ont pas d’unité de temps ni de lieux seul le format existe. Isabelle de Luca concentre le réel et décentre la question du repère. Ce réel vidé de son espace fait pourtant sens. Il impose une confrontation en prise directe avec le regardeur. L’entrelacement intime du trait et de l’idée affine une présence pure et simple, un geste libre et créatif propre à l’artiste. »
Caroline Canault. Critique d’art et curatrice.